Tendinopathie (épicondylite/ épitrochléite)

La tendinite ou tendinopathie est la pathologie du tendon. Elle survient lorsque les contraintes mécaniques dépassent les capacités de résistance du tendon. Les fibres du tendon s’altèrent et se désorganisent.

Il faut plusieurs mois pour retrouver un tendon proche de sa structure d’origine.

Le traitement consiste en la suppression du facteur causal, associé à la remise en contrainte progressive du tendon grâce à des exercices spécifiques réalisés la plupart du temps en kinésithérapie.

D’autres thérapeutiques peuvent être associées en cas d’insuffisance de récupération. Il s’agit du traitement par ondes de choc puis par injection de plasma riche en plaquettes (PRP).

Epicondylite

C’est la tendinopathie qui concerne le tendon des muscles épicondyliens.

Les épicondyliens sont les muscles qui s’insèrent sur la partie du coude nommée épicondyle latéral.

Il existe 6 muscles épicondyliens qui se réunissent en un seul tendon.

Ces muscles servent à relever le poignet, les doigts et à faire tourner l’avant bras (supination).

shéma

Epitrochléite

C’est la tendinopathie qui concerne le tendon des muscles épitrochléens (ou épicondyliens médiaux)

Les épitrochléens sont les muscles qui s’insèrent sur la partie du coude nommée épitrochlée (ou épicondyle médial).

Il existe 5 muscles épitrochléens qui se réunissent en un seul tendon.

Ces muscles servent à fléchir le poignet, les doigts et à faire tourner l’avant bras (pronation).

Syndrome du nerf ulnaire au coude

Le nerf ulnaire est un nerf du membre supérieur qui véhicule des informations sensitives et motrices.

Il est responsable de la sensibilité du bord de la main et des 2 derniers doigts.

Il est responsable notamment des mouvements de flexion du poignet et des doigts, de l’écartement et du resserrement des doigts.

Le nerf ulnaire peut être comprimé ou irrité lors de son passage au niveau du coude entrainant des symptômes principalement lorsque le coude est fléchi.

Cela entraine des engourdissements des deux derniers doigts voire une perte de force pour saisir les objets si l’atteinte est sévère.

La prise en charge repose sur la suppression des gestes responsables des douleurs. En cas d’échec une infiltration pourra être proposée.

La chirurgie sera proposée en cas d’insuffisance d’efficacité de l’infiltration. Elle consiste en une libération chirurgicale du nerf ulnaire.